Mes jumeaux au boulot : une rétrospective

C’est à la dernière minute que j’ai entendu parler de la Grande journée des petits entrepreneurs 2017. À la dernière minute donc, que j’ai planifié la première journée de business de mes fils, moment propice pour leur faire comprendre concrètement la notion de « travailler pour avoir des sous ». Pour un de mes cocos, « mon vendeur », flairant le magot à plein nez et entendant joyeusement le « cling » des 0,25 $ qui touchaient le fond de son p’tit cochon, le métier est rentré assez vite. Au kiosque, il était dans son élément. À l’aise à se faire payer des drinks par ses « mononcles » tannants, qui ont bien joué le jeu, achetant plusieurs verres de limonade pour le plaisir d’encourager leurs neveux. Parler au monde, sourire, être de bonne humeur et récolter les fruits d’un « dur labeur », c’est la tasse de thé de mon cadet.

Mon aîné, lui, est resté à l’écart durant les heures d’ouverture du « resto ». Il a toutefois volé quelques verres de limonade à papi ; de cette façon, « ça va l’obliger à en acheter d’autres », s’est-il dit. Toutes les techniques de vente sont bonnes. Mais être derrière le kiosque à entretenir des conversations ? Très peu pour lui. Mon aîné, c’est « mon gars de marketing ». L’homme derrière la business qui liste les clients potentiels ; imprime les cartes d’affaires et les distribue fièrement ; met la main à la pâte pour l’organisation du kiosque ;  fouine Pinterest pour trouver les meilleures idées de visuel. L’homme-orchestre qui s’assure du bon déroulement de l’événement. Une fois le 17 juin arrivé, lorsque 13 h a sonné et que les premiers clients arrivaient, son travail était terminé. Bingo. Il avait fait le boulot. Son frère prenait alors la relève.

Du vrai travail d’équipe.

À 16 h toutefois, il était de retour pour compter le pognon. Pendant ce temps, son frère faisait du service après-vente et appelait la clientèle pour récolter les commentaires sur les produits.

2017 marquait la 4e édition de la Grande journée des petits entrepreneurs. Si en 2013 ils étaient 300 entrepreneurs, cette année ils étaient plus de 4000. Parmi les différents kiosques, certains se sont démarqués du lot :

— Vente de bois et copeaux d’allumage (ce n’est jamais de trop !)

— Vente de chandelles à la citronnelle pour le camping (avec les bibittes qu’on a cette année, c’est visé dans le mile !)

— Cahiers à colorier faits à partir de dessins (je lève mon chapeau à celle qui a eu l’idée ! Wôw !)

— Et juste plein d’autres idées !

Je ne compte pas le kiosque de mes gars parmi les plus originaux, mais il n’en demeure pas moins que cette première expérience nous donne simplement le goût de recommencer l’année prochaine. Avec une nouvelle formule, ou pas. C’était déjà un franc succès. Surtout pour le plaisir de voir le projet prendre forme, aboutir et récolter les fruits de l’effort. Pour le plaisir de voir réunis, à la maison, les gens qu’on aime, aussi. Tout simplement.

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